Art Premier

L’Art Premier regroupe l’ensemble des arts des sociétés traditionnelles non-occidentales, soit celles qui ne sont pas de souche européenne. Nous retiendrons la notion d’art premier au sens large du terme en incluant l’art asiatique traditionnel et d’autres types d’arts moins connus tels que par exemple, l’art du grand nord.

Denomination et evolution

Au regard de l’histoire, l’art premier était à l’origine plutôt considéré comme « exotique » ou encore « primitif » car la transmission du patrimoine culturel de ces sociétés était uniquement faite de façon orale et non écrite.

Leur organisation était également peu considérée et jugée à tort par la compréhension occidentale de l’époque comme pas suffisamment « évoluée » pour être digne d’intérêt. Aussi reléguait-on de siècle en siècle leurs œuvres au niveau de « curiosités » en provenance de parcours des mondes sans pour autant vouloir en saisir toute la signification et la portée culturelle, voire artistique.

Grâce aux premiers marchands – collectionneurs de ces curiosités d’art tribal et aux travaux plus tardifs de personnes comme Jacques KERCHACHE, Michel LEIRIS et autres anthropologues, ethnologues ou encore scientifiques, la perception occidentale de l’art primitif a heureusement changé. Le monde a pris progressivement conscience de toute l’importance de ces sociétés dont l’histoire nous rappelle chaque jour un peu plus l’immense diversité et richesse culturelle de l’humanité.

Suite à ses travaux de recherche au combien importants en Afrique et ailleurs, le français Jacques KERCHACHE a introduit pour la première fois la notion d’ « art premier » et nous sommes ainsi passé de l’appellation d’art primitif à celle d’art premier sans pour autant que le terme d’art premier puisse convaincre les plus sceptiques. Ces derniers lui reprochent de restreindre ces sociétés à une création d’arts « premiers » sous-entendu non « finalisés ou aboutis » car définis juste comme « premiers ».

Aussi certains préfèrent-ils plus facilement utiliser de nos jours l’expression « d’art tribal », plus facile du reste à traduire en anglais (tribal art) mais qui se limite plus volontiers à l’art africain et l’art océanien puisque les origines de l’art précolombien ou l’art asiatique se définissent quant à elles plus volontiers comme des « civilisations » ou des « dynasties ».

Reconnaissance et exposition

Quel que soit le débat étymologique, la reconnaissance artistique des arts premiers au musée du quai Branly, ouvert à Paris sous la présidence de Jacques Chirac mais aussi celle d’autres musées hors de France tels que le musée Barbier Mueller à Genève témoignent que les objets d’art de notre siècle dignes d’intérêt ne se limitent plus principalement aux collections d’Europe ou d’Amérique du Nord mais peuvent avoir pour origine le Burkina Faso, la Nouvelle-Guinée, le Mali, le Pérou, la côte d’ivoire ou encore Vanuatu…
Le musée du quai Branly, le musée Barbier Mueller et tous les autres musées de par le monde qui présentent des objets d’art premier renforcent ainsi chaque jour un peu plus cette prise de conscience qui, même si tardive, a le mérite de mettre en avant toute statue en bois, masque tribal, sculpture et autres objets en provenance d’Afrique, d’Océanie, d’Amérique, d’Asie ou même de territoires moins connus comme celui des Inuits de Sibérie et d’Alaska, les indiens nord-américains, les Lapons du nord de la Scandinavie, les Aïnous de l’île de Sakhaline, etc.

Portee et diversite

Nous apprenons à travers cette immense diversité de styles que les masques sont devenus siècle après siècle une des représentations les plus populaires de beaucoup de groupes ethniques : masque ancien rituel, masque d’initiation, masque chamanique, masque de course Dan, masque de corps Yoruba, etc. La liste est longue car l’Afrique regorge d’articles et de masques en bois mais l’Océanie possède aussi en Papouasie Nouvelle-Guinée et ailleurs une large variété de tous types, sans parler des masques népalais ou aztèques qui pour ces derniers ne sont plus à présenter.
Qu’il s’agisse donc d’un masque africain du Nigéria, d’une statue Dogon, d’une pagaie d’Océanie, d’une estampe Japonaise de l’époque Meiji, d’un tableau aborigène, d’un reliquaire africain kota, d’un bronze chinois du XVIIe siècle ou encore d’une oeuvre maya, l’art est plus que jamais universel et premier car il s’adresse à tous à travers sa beauté et sa variété.

Exposition

Les ventes d’art premier en galerie ou en ligne se sont également démocratisées.
Les objets d’art africain ou ceux en provenance d’Océanie s’associent parfois même volontiers lors de l’exposition d’un musée, de ventes et foires d’antiquaires ou autres salons professionnels à d’autres types d’arts, pour certains d’un style même très différent voire de tout autre siècle. Une exposition de peinture contemporaine avec une statue Lobi du Burkin Faso et un masque Fang du Gabon parmi les objets exposés peut par exemple s’avérer être une belle composition pour un résultat surprenant !
La culture est ainsi faite parfois de paris et de contrastes saisissants entre différents univers tels que certains objets d’art premier associés à d’autres d’art contemporain. Ce type d’expression nous semble intéressante car également pleine de convergences entre les styles et c’est pour cette raison que notre galerie a décidé de vous présenter l’art premier sans restriction avec en parallèle une sélection d’œuvres contemporaines du XXe siècle et même du XXIe siècle pour certaines.
N’hésitez donc pas lors de votre recherche en ligne à parcourir chaque page de notre galerie.
Nous vous souhaitons une très bonne visite sur notre site.

 

Cet article fait partie de la catégorie Galerie d’art en ligne et a été rédigé par la Galerie PERSEPOLIS.

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