Australie

Definition

L’art et la culture aborigène reposent tous deux sur ce qui est communément appelé en Australie « le temps mythique du rêve ».

Le temps mythique du rêve est la création du monde par les premiers grands ancêtres aborigènes qui pouvaient revêtir différentes formes : tantôt humains, animaux ou encore végétaux, ils parcoururent l’Australie lors des temps les plus reculés pour lui conférer sa géographie actuelle. Les cours d’eau, les arbres, les dunes, le désert et tout autre élément constituant le célèbre « bush » australien furent ainsi créés du nord au sud et d’ouest en est du pays.

Le temps du rêve ne se limite pas uniquement à la topologie géographique. Les ancêtres mythiques créèrent aussi les rites et coutumes tels que les cérémonies, les chants et danses aborigènes toujours pratiqués de nos jours dans les communautés. Le temps du rêve est l’ordre physique et spirituel qui constitue l’équilibre du monde aborigène.

Origines et variete

La civilisation aborigène est aujourd’hui la plus ancienne encore vivante.

Depuis la création mythique, son histoire remonte à plus de 40 000 années durant lesquelles les motifs et représentations de peintures rupestres (artefacts) sur pierres ont laissé un héritage culturel intemporel sur tout le territoire. Ces œuvres d’art, réalisées par des artistes ayant vécus au cours d’années très lointaines, sont pour certaines encore visibles et nous rappellent toute l’importance des ancêtres qui, comme dans le reste de l’Océanie, constituent la base du culte, des croyances et des arts.

L’art aborigène est un art très varié et souvent représenté sur de multiples supports : pierre, bois, écorce et même toile pour ce qui est de l’art contemporain. Les artistes aborigènes évoquent via leur sculpture et leur peinture, leurs racines et les différents messages véhiculés par les grands ancêtres depuis l’origine. Quelle que soit le type de création, l’artiste aborigène dépeint sa terre, sa provenance clanique, ses valeurs par le biais de motifs et d’œuvres visuellement très profondes faites d’immersion et de mouvement.

Qu’il s’agisse d’une sculpture de bouclier, de boomerang, de chirunga, de bâton, de massue, de poteau, de lance ou d’une peinture sur pierre, sur écorce et sur toile, les motifs géométriques peints ou incisés sont omniprésents. Ils représentent les codes et reconnaissances claniques propres à chaque famille ou communauté. Ils sont l’expression d’un art mais aussi une appartenance tribale et une revendication liée au territoire et à son origine.

Portee et evolution

L’art aborigene australien nous procure avant tout une immersion. Il ouvre la porte d’un monde onirique millénaire qui de façon abstraite et symbolique nous fait voyager, oublier nos repères et nos limites grâce à une liberté et une force d’expression sans bornes des différents arts.

Une fois la porte ouverte, l’art aborigène atteste du lien entre les humains et les êtres mythiques. Il communique des informations sur la relation spirituelle des hommes avec l’espace et la représentation symboliste qui y est liée : pourquoi à tel endroit il y a une dune, comment les cours d’eau sont orientées, l’émotion d’un tourbillon de feuille ou le passage d’une rivière au milieu de terres arides…

L’art aborigène n’est pas figé pour autant dans le temps, il évolue au travers de nouvelles techniques d’expression comme la peinture sur toile qui n’existait pas en Australie il y a encore peu de temps mais le message garde la même teneur et la même force qui vient de l’au-delà. Leur art est ainsi à la fois universel et intemporel.

Perception occidentale

Si l’ensemble des arts développés par les aborigènes sont universels, il semble alors légitime de se demander quelle place et quelle exposition sont réservées à l’oeuvre d’art aborigène ici en France, que ce soit à Paris ou même ailleurs en Europe. Quelle image, quelles informations nous sont communiquées et quelle exposition médiatique est également consacrée aux arts en provenance d’Australie ?

De par l’éloignement physique et culturel de l’Australie, le livre qui traite des arts australiens n’est pas une denrée rare mais force est de constater que les maisons d’éditions ne consacrent pour l’occasion pas non plus de multiples pages et autres articles sur l’art aborigène.

En France et en Europe, l’art aborigène est plus connu en tant qu’art contemporain au travers de sa peinture sur canevas qu’en tant qu’art premier via ses multiples sculptures et autres objets peints mais il bénéficie grâce aux efforts de certains d’une exposition de plus en plus importante et en constante progression.

L’œuvre d’un artiste contemporain d’Australie est désormais plus disponible en France et moins destinée au marché anglais ou nord-américain comme ce fut le cas au tout début du boom des peintures contemporaines. Si l’histoire justifie que Paris et la France restent résolument tourné vers l’Afrique ou encore la Polynésie plutôt que l’Australie, l’art aborigène a toutefois bénéficié d’une vente d’œuvres contemporaines en forte progression de ces dernières années.

Representations

Quelques auteurs et musées français en font une promotion active : A paris, le musée du quai Branly a réservé à l’art aborigène une palette très complète où des oeuvres d’art contemporain y sont représentés aux côtés d’une collection d’objets d’art traditionnel telles que les peintures sur écorces, poteaux funéraires, anciens boomerangs et boucliers sculptés. Dans le reste de la France, le musée des confluences de Lyon possède également une collection d’arts en provenance d’Australie intéressante constituée pour l’occasion par Stéphane Jacob, expert en peintures aborigènes qui tient aussi une galerie à Paris.

Hors de France, certains musées tels que la fondation Opale en Suisse ou le musée Kluge-Ruhe aux Etats-Unis sont entièrement dédiés à l’art aborigène. Côté anglais, la national gallery de Londres exhibe désormais une collection permanente d’artistes reconnus. A noter que le français Stéphane Jacob a écrit un livre d’une centaine de pages sur les artistes aborigènes et leurs peintures contemporaines (disponible aux éditions Scala) qui restitue une image intéressante de l’art pictural et de la culture aborigène.

De nombreux artistes tels que Kame Kngwarreye, John Mawurndjul, Dorothy Napangardi, Clifford possum Tjapaltjarri, Ronnie Tjampitjinpa, Emily kame kngwarreye, George Tjungurrayi pour ne citer que certains d’entre eux sont également reconnus dans de nombreux pays, au même titre que certaines communautés (Papunya, Yuendumu, etc.) situées dans le désert central à l’ouest de l’Australie ou bien plus au Nord jusqu’au célèbre territoire aborigène d’Arnhem, qui regorge d’arts aborigènes et qui fut restitué en 1931 aux aborigènes d’Australie.

Ethique

Notre galerie s’efforcera de vous présenter et de mettre en vente des peintures et œuvres d’art authentiques dîtes « éthiques », c’est-à-dire uniquement réalisées par des artistes aborigènes et en provenance exclusive de communautés protégées par le Federal Government’s Indigenous Art Code of Conduct qui impose une juste rétribution de chaque oeuvre à l’artiste qui l’a peinte et la communauté à laquelle il appartient.

Certification

Authenticité documentée de chaque œuvre proposée

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